Point de vue médical : c’est bien sûr une catastrophe nationale. Il y a peu d’hôpitaux et l’accès aux soins et extrêmement coûteux. Il y a deux sortes d’hôpitaux : publics et privés. Les soins dans les hôpitaux publics ne sont pas de bonne qualité et surtout il y a peu de place pour les malades qui doivent attendre longtemps pour recevoir les soins. Les hôpitaux privés ont une meilleure réputation mais les honoraires des médecins et les coûts des soins dépassent les capacités de paiement des népalais. Début novembre de cette année, nous sommes allés à plusieurs reprises dans plusieurs hôpitaux car nous préparons un projet de dispensaire. Nous avons eu l’occasion de parler à des médecins, des infirmiers (ères) et des aides soignants. Ce qui choque le plus dans ces hôpitaux c’est le manque de propreté partout. Les chambres des malades ne sont pas bien entretenues et le matériel (lit, potence, meubles) souvent en métal et rouillés. Il faut dire que le népalais n’est pas propre de nature et que cette situation ne l’embarrasse pas. Nous avons visité un hôpital privé à Pokhara où plus de 30 patients se pressaient dans une petite salle d’attente. Toutes les chambres étaient occupées et un va et vient de dizaines de visiteurs circulaient sans ordre dans les couloirs et les chambres. Pas de repas organisé, si bien que chacun organisait sa cuisine… Ce qui étonne c’est la saleté. Le coût d’une nuit sans les soins est très élevé et seules les familles nanties sont capable de payer ces honoraires. Mais sur le papier les hôpitaux existent. En ce qui concernent les centres locaux de soins, ils existent mais ne peuvent fonctionner correctement faute de personnel et de médicaments. La réalité sur le terrain est que peu de personnes fréquentent les hôpitaux en cas de maladie. Car après consultation, ils ne peuvent supporter le coût du traitement, de l’opération et des soins post hospitalisation.
A comparer : 25 millions d’habitants et le tableau ci-dessous !
Health Facilities
| Facility | Total |
| Under Ministry of Health |
| 1. Specialized/Central Hospitals | 5 |
| 2. Regional Hospital | 1 |
| 3. Sub Regional Hospitals | 1 |
| 4. Zonal Hospitals | 9 |
| 5. District Hospitals | 67 |
| 6. District Health Office | 75 |
| 7. Primary Health Care Center (PHC-C) | 180 |
| 8. Health Post (HP) | 711 |
| 9. Sub Health Post (SHP) | 3,179 |
| 10. PHC Outreach Clinics | 15,548 |
De plus, les postes
| 8. Health Post (HP) |
| 9. Sub Health Post (SHP) |
| 10. PHC Outreach Clinics |
Sont souvent inefficaces faute de personnel et de médicaments.
La définition et le rôle des Health Post sont prometteurs :
Inadequate opportunities for health services for households and limited community involvement (particularly involvement of women) in education, motivation, and promotion of services are the major bottlenecks to significantly increasing the efficacy of the PHC system. Considering these constraints, Primary Health Care (PHC) Outreach clinics were established.
PHC outreach clinics are the extension of HPs and SHPs at the community level. HPs and SHPs send their VHWs and MCHWs to a pre-arranged place (three to five catchment areas per VDC) at a predetermined time once per month to provide PHC services close to communities.
To improve the accessibility and coverage of primary health care through developing a network of three to five outreach clinics per VDC per month.
Hold PHC outreach clinics in catchment areas by:
Mais la réalité est toute autre.
L’éducation est également victime de ces statistiques qui montrent un Népal structuré, alors que sur le terrain, seules les écoles des villes reçoivent l’attention des autorités.
En conclusion, les statistiques sont OK mais le rôles des outils médicaux, sociaux et éducationnels ne sont pas fonctionnels et ne remplissent pas leurs attentes sur le terrain.
15 décembre 2007 : Après un deficit permanent en produits pétroliers, le Népal doit faire fave à un manqué de billets de banque.
La Nepal Rastra Bank (la Banque nationale) a averti le gouvernement du manque évident de billets en banque. La raison ? Le gouverneur de la NRB est suspendu, accusé de « fautes financières ». Il faut la signature du gouverneur sur les billets…Une proposition a été faite pour remplacer cette signature par le gouverneur faisant-fonction. Les marques (la couronne royal, la tête du roi…) sont également.des sources de conflit pour l’émission de nouveaux billets.
56 ans, 8 mois et 18 jours séparent notre calendrier grégorien de celui instauré il y a des siècles par le roi Bikama Ditwa.
Le roi Bikama Ditwa était un empereur qui régnait sur un continent. A cette époque, le Népal n’existait pas et ce personnage contrôlait l’Inde et l’ensemble de l’Asie.
Le personnage érudit analyse le système solaire et en arrive à démontrer que l’année se décompose en 365 jours, 6 heures et 50 minutes, ce qui explique que les Népalais se retrouvent déjà en 2061. Mieux vaut lire avec attention le calendrier pour ne pas risquer de manquer un rendez-vous.
Le mois lunaire sera de 29,5 jours.
Le Népal se caractérise par une culture particulièrement riche et il est sans doute difficile d’imaginer que pas moins de sept périodes de Nouvel An différentes marquent l’année.
Les Népalais célèbrent en effet le Nouvel An de la dynastie Sambat, Bikram Sambat. Ils suivent aussi le calendrier grégorien, mais aussi le “Tola Lhosar” de Tamu Sambat, le “Sonam Lhosar” de Tamang Era, le “Gyalbo Lhosar” des sherpas (ou de l’ère tibétaine), le “Nhoo Daya” de Népal Sambat et “Lawa Sal” de l’ère Tharu.
Il y en a encore bien d’autres mais cela semble déjà suffisamment complexe pour ne pas entrer dans le détail.
Un des plus importants, avec le calendrier grégorien est le Nouvel An de Bikram Sambat qui fut célébré le 13 avril 2004.
“Mandeva Sambat sera remplacé après 304 ans de fonctionnement par Nepal Sambat pour être une nouvelle fois remplacé par Bikram Sambat. Népal Sambat n’avait en effet que 354 jours dans l’année et tous les trois ans, l’année se décomposait en 13 mois. Les employés du gouvernement en profitaient donc pour être payés sur 13 mois, ce qui ne pouvait durer”, explique le bibliothécaire du Ministère de l’Education. En 1903 avant JC, (il y a plus de 150 ans par rapport à notre année 2061), Népal Sambat a été remplacé par Bikram Sambat, un Nouvel An qui a toujours une importance essentielle en terme religieux et culturel : La population des collines et du Teraï prie en effet Satya Narayan, les Newars à Bakhtapur célèbrent Bisketjatra et un char imposant est tiré dans les rues, de l’avant et de l’arrière pour expliquer l’opposition des dieux qui s’affrontent.... Les Népalais croient parmi tous les dieux hindous au dieu lunaire. C’est ainsi que les mariages ne peuvent être célébrés n’importe quand. Le Brahmane, du nom de cette caste qui préside aux célébrations dans la religion hindoue, étudie le calendrier : parfois, il y aura 6 jours autorisés, d’autres quatre et certains mois, il ne sera pas possible de procéder à un mariage.
“Le système est fiable à 100 %”, assure Sudaya Paudel, le responsable de la bibliothèque du ministère de l’Education qui est installée dans un ancien palais de Katmandou. Il suffit pour cela de suivre la lune.
5 mars 2008 : Parlant lors de l’inauguration d’une radio privée à Pokhara, le leader Maoïste Prachendra a déclaré que les élections mettront fin à la révolution politique pour laisser place la révolution économique.
Le premier pas sera une coordination majeure entre le politique et l’économique. Prachendra déclare posséder un plan socio-économique de 40 ans pour relever le pays.
6 mars 2008 : de nombreuses organisations de toutes tendances politiques ont condamné le meurtre de Kamal Prasad Adhikari, le candidat du NPFN (Front National du Peuple Népalais) aux élections du 10 avril.
L'ambassadeur Indien a déclaré que les forces de sécurité Indiennes serainr désormais en alerte permanente le long de le frontière Inde-Népal.
10 mars 2008 : deux cadres Maoïstes tués à Rolpa. Aucune revendications qui pourrait confirmer qu'il s'agit des mêmes agresseurs.
12 mars 2008 : les manifestations Thibétaines ont été interdites à Katmandu. Selon les représentants de la protection des droits de l'homme, ces manifestations ont été durement réprimées.
16 mars 2008 : des groupes armés du Teraï annoncent leur volonté de perturber les élections et de s'en prendre physiquement aux candidats et à toutes personnes travaillant dans le cadre de la préparation des élections. Ils annoncent des grèves totales sous la menace. Ils exigent une représentations dans le futur gouvernement.
17 mars 2008 : CPN-Maoïste Président Prachandra déclare que les royalistes Népalais aidés de "forces étrangères" conspirent pour provoquer défaite des Maoïstes lors des élections. Il n'indique pas clairement qui sont les "forces étrangères" bien qu'il critiqua violemment à plusieurs reprises les USA de conserver les Maoïstes sur leur liste de terroristes dans le monde.
17 mars 2008 : la Commission Européenne a,nnonce qu'elle enverra 11 observateurs pour les prochaines élections.
18 mars 2008 : le dirigeant des Maoïstes, Prachandra déclare une fois de plus qu'il est déjà le président du peuple népalais "dans leur coeur".
18 mars 2008 : le Premier ministre Gitija Prasad Koirala a déclaré qu'il avait l'intention de se retirer de la vie politique après les élections laissant la place à la nouvelle génération au sein du parti Nepali Congress. Il se dit confiant dans la victoire de son parti.
2 avril 2008 :Madhav Prasad Gautam, un candidat du Parti communiste Népalais (Unifié) est porté disparu depuis 3 jours alors qu'il se rendait à une réunion du parti. Sa famille a averti Lorganisation de défense des droits de l'homme Népal.
2 avril 2008 : l'âge minimum pour être candidat aux élections a été fixé à 25 ans ( 65 candidats de moins de 25 ans ont été rejetés des listes). Actuellement 6000 candidats ont été retenus.
2 avril 2008 : Senior Nepali Congress leader Sher Bahadur Deuba déclare que l'armée pourrait se déployer pour faire cesser les attaques et les intimidations des Maoïstes envers leurs rivaux politiques.
2 avril 2008 : L'ancien Président des Etats-Unis J. Carter arrivera à Katmandu dans les prochains jours pour diriger une commission internationale d'observateurs pour les élections du 10 avril.
2 avril 2008 : Le chef de la police de Katmandu répond aux accusations de violence envers les manifestants tibétains. Il déclare que tous ont été relaché après quelques heures. Le gouvernement népalais ne souhaite pas qu'il y ai des manifestations anti-chinoises dans son pays. Il réaffirme la liberté totale des tibétains de vivre au Népal dans la paix et la sécurité.
4 avril 2008 : Le leader Maoïste Prachandra déclare que la presse népalaise n'est pas objective et qu'elle diffuse des opinions dirigée contre son parti. 3 la presse doit être la voix du peuple" dit-il.
4 avril 2008 : Senior leader of Nepali Congress Sher Bahadur Deuba reclame des actions immédiates de la Communauté Internationale pour régulariser la situation des régions où les Maoïstes usent de la force pour diriger les résultats des élections en leur faveur.
5 avril 2008 : Les élections du 10 avril : le gouvernement placera 7 à 25 personnes assurant la sécurité dans chacun des 20800 bureaux de vote. Un total de 135.000 personnes assureront ainsi la sécurité des votants. L'armée assurera la sécurité dans les places sensibles où il subsiste des groupes armés.
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Le gouvernement provisoire a calmé les belligérants en promettant d’inclure leurs revendications dans les discussions prochaines de l’assemblée. Cette communauté est très importante au Népal et représente un quart de la population du pays.
Cette fois, ce sont les dirigeants Maoïstes qui ont exigé le report des élections. Les sondages leurs sont défavorables et le peuple en a assez. Il veut une paix durable et rejette toute forme de violence. Beaucoup se rangent derrière des partis traditionnels plus tempérés.
Les Maoïstes exigent alors l’instauration d’une république et l’officialisation d’un scrutin « à la proportionnel » avant de fixer une nouvelle date pour les élections. En vérité, ces exigences sont anticonstitutionnelles et ne pourraient être mise en place par le gouvernement provisoire.
Mais l’impasse n’a d’autre issue… Prachendra, le leader des Maoïstes annonce des manifestations importantes si la résolution n’est pas adoptée.
Il déclare : « La république que nous voulons n’est pas celle instaurée en Inde, en Chine, aux USA ou en Russie. Nous voulons une république où tous les partis sont partie prenante des décisions majeures, au sein d’une unité et non une rivalité majorité-opposition ».
Jimmy Carter a visité le Népal en novembre 2007. Il a demandé des élection avant le nouvel an népalais (avril 2008) tout en visitant le chef de l’armée (les craintes d’un push militaire ont souvent été évoquées) et le PM Koirala.
L’EU pousse le Népal a signer la déclaration de Rome sur les génocides et les crimes contre l’humanité.
29 novembre 2007.